la suite de cette mini fic, ou deuxième partie de l'OS
12 ans plus tard
- Désolée Jeremy. T'es un mec vraiment sympa et je t'adore sincèrement mais on peut pas continuer comme ça. Tu es toujours... ailleurs, comme si t'avais pas envie d'être avec moi... Enfin bon je préfère arrêter maintenant avant de tomber définitivement amoureuse de toi. Désolée
Jennifer lui lança un dernier regard de compassion et d'affection puis quitta la chambre de son désormais ex-petit copain. Le jeune homme la regarda partir, à la fois blasé et dépité. Ça finissait toujours comme ça. Pourtant il faisait tout pour les garder : il jouait au romantique, les invitait à sortir, n'hésitait jamais à se mettre en quatre pour elles mais elles finissaient toutes par le larguer. Il allait finir par croire que quelque chose clochait chez lui. En fait, s'il le faisait il ne serait pas loin de la vérité. En soupirant, le jeune homme blond réalisa que ce qui le retenait d'avoir une relation vraiment sérieuse avec une fille, c'était son attirance pour les hommes. Il fallait voir la vérité en face, il était gay. Et amoureux. D'Eliot, son voisin et meilleur ami. Comme avant, quand ils étaient petit et que les filles ne les intéressaient pas. Enfin, ce n'était pas comme si les filles l'intéressaient. Non. Mais elles intéressaient grandement Eliot. Il faut dire, qu'Eliot était le pure beau gosse, avec ses cheveux noirs qu'il laissait un peu long et qui lui donnait un air ténébreux dont les filles raffolaient. Et Jeremy aussi. Avec les années, Eliot s'était affirmé en tant que « play-boy ». Il était ze mec à connaître, ze mec à fréquenter, ze mec avec qui sortir. Mais il était aussi un hétéro dans toute sa splendeur, avec toutes les filles à ses pieds et il en profitait largement. Jeremy, lui, était resté le garçon un peu en retrait, avec une beauté naturelle mais pas écrasante. Il était le mec sympa par définition, tout le monde l'appréciait, et même s'il était loin d'être aussi populaire que son ami, il était quand même bien placé dans le top 10 de »s plus beaux garçons du lycée.
Après s'être fait plaqué pour la énième fois, Jeremy décida d'aller chercher du réconfort auprès de son ami de toujours. Il sortit de chez lui, alla frapper à la maison d'à côté, salua en l'embrassant la femme qui lui ouvrit et monta directement dans la chambre d'Eliot. Il toqua à la porte et ouvrit, comme il en avait l'habitude, sauf que cette fois, le spectacle auquel il fut confronté lui brisa le c½ur :
- Eliot ? oups, par... pardon... je dérange... désolé... je... je repasserais plus tard...
La voix du jeune homme se cassa sur ces derniers mots et il ressortit, laissant des larmes incontrôlables rouler sur ses joues. Alors qu'il empruntait l'escalier, un bras le retint par le poignet, une main vint sécher ses larmes et un corps se serra contre le sien, l'enfermant au creux de ses bras pour le consoler. Il entendit vaguement le brun dire à sa petite amie qu'elle devait partir car « il n'allait pas bien et il avait besoin de lui ». Celle-ci passa rapidement devant eux et dévala l'escalier, apparemment mécontente de passer après un simple ami. Mais Jeremy n'était pas un simple ami pour Eliot, il était son meilleur ami, son frère, son confident, son... Il coupa court à ses pensées et entraîna le blondinet dans sa chambre, le faisant s'asseoir sur le lit et se posant à côté de lui, et continua à le bercer tendrement jusqu'à ce que les larmes se tarissent.
- Elle t'a quitté, c'est ça ?
- O...oui, murmura le plus jeune. Mais comment lui avouer qu'il ne pleurait pas pour
cette rupture mais parce qu'il l'avait vu dans les bras de cette fille, l'embrassant sensuellement alors que lui n'aurait jamais droit de toucher ces lèvres. Alors au lieu de dire tout ce qu'il avait sur le c½ur, il laissa passer un moment de silence qu'Eliot mit à profit pour détailler son voisin. Même s'il ne voulait pas le reconnaître, Jeremy était superbe avec son corps fin et bien sculpté, sa bouille d'ange et ses petite bouclette. Il était vraiment attendrissant et Eliot ne s'étonnait pas que les filles le trouve craquant. Mais il ne comprenait pas pourquoi elles le lâchaient comme ça. Enfin, une jeune fille qu'il connaissait bien lui avait confier qu'une de ses amies avait voulu rompre avec le blond car elle avait l'impression qu'il était... gay. Eliot soupira. Si Jeremy était gay il le saurait. Et il aurait tenté sa chance. Heu... non, ce n'était pas ce qu'il pensait, il n'était pas gay et ne voulait pas sortir avec Jeremy. Enfin... ça c'est ce qu'il voulait penser.
- Eliot, l'appela son ami, le tirant de ses pensées.
- Mmh ?
- Tu... tu te souviens de notre promesse ?
- ... Laquelle ? Eliot se demandait où il voulait en venir, même s'il savait très bien de quelle promesse il s'agissait
- Celle qu'on s'est fait sous notre « cabane »
- Ah... oui... celle là... oui , je m'en souviens
- ...
- Ne me dis pas que... Jerem' on avait 6 ans ! Je veux dire... on... enfin...
- Quoi ? parce qu'on avait 6 ans ça ne veut rien dire ? Merde pour moi ça comptait !!!
Jeremy s'était détaché de son aîné et le regardait déçu et triste. Eliot rougit sous ce regard insistant, se sentant coupable. Il le regarda tout de même dans les yeux en déclarant, sans conviction :
- C'est pas possible...
Mais ses yeux disaient le contraire, l'appelait au contraire.
- Eliot, je crois que je t'ai toujours aimé.
- ... ça ne nous mènera nul part, tenta d'affirmer Eliot d'une voix chancelante.
Mais ses yeux offraient une promesse d'éternité, un serment inviolable, une chance pour leur avenir. Que Jeremy saisit : il passa sa main sous la nuque de son ami, attira son visage à lui dans un geste beaucoup plus sûr que 12 ans auparavant et déposa ses lèvres sur celles tant désirées. Leurs bouches se trouvèrent et s'épousèrent comme si elles ne s'étaient jamais quittées et les deux jeunes hommes s'embrassèrent longuement, tendrement, passionnément, amoureusement.